jeudi 20 janvier 2011

[484] Siège de Bayeux (première partie)


Première partie : empêcher l'approvisionnement de la cité franque.

En l'an 484, le roi Uther décide de répondre à l'appel du praetor Syagrius, dont le domaine est mangé petit à petit par le roi des Francs, Claudas. L'armée bretonne ayant été réunie, Uther en envoie une partie en Gaule, sous les ordres de son bâtard, Madoc. Le prince réunit ses troupes à Hantonne, cité portuaire du comté de Hampshire, et doit attendre une semaine, le temps que la marée et les vents soient favorables pour se rendre en Gaule. Le comte de Salisbury fait partie des barons qui se joignent à la campagne de Gaule.

Enfin le départ est donné, l'armée embarque sur la flotte prévue à cet effet, et se dirige vers le continent. A l'arrivée en vue des terres gauloises, des mercenaires irlandais sont les premiers à débarquer pour aller brûler quelques villages aux alentours. Ensuite, durant une semaine, on débarque le reste de l'armée : hommes, montures, armes, nourritures. Le prince Madoc mène son armée au sud, la première étape de la reconquête du domaine de Syagrius se trouvant à Bayeux. Arrivé devant la ville, il installe le siège. Les charpentiers se mettent à l’œuvre pour construire les engins de siège qui serviront lors de l'assaut final.

Un soir, un conseil de guerre se tient dans la tente du prince, réunissant les capitaines de l'armée bretonne. Trois personnes sont attachées à la garde de la porte, les sires Camedes et Ferdur ainsi que le mercenaire saxon Harald. Bientôt le ton monte : certains des chefs semblent en colère, et les autres semblent se moquer d'eux. Selon Harald, le prince prévoit de rester quatre semaines devant la ville. Puis le conseil de guerre de termine, les barons quittent la tente et la garde est relevée.

Le lendemain matin, plusieurs dizaines de soldats sont convoqués devant le praetor Syagrius : ils devront lui servir d'escorte dans la mission qu'il doit mener, à savoir assurer l'approvisionnement des assiégeants et couper celui des assiégés. Parmi eux des chevaliers bretons, des equites du praetor et des piétons. Bientôt, le praetor divise son escorte pour les dépêcher dans divers villages. Sire Camedes reçoit le commandement d'une des troupes, comprenant son frère Ferdur, leur deux écuyers, et cinq piétons, dont le mercenaire saxon Harald.

Après deux heures de marche, la troupe arrive en vue d'un hameau. Constitué d'une dizaine de maison autour d'un chemin, dont l'une se distingue par sa taille, il se situe en plaine et constitue une cible de choix pour un raid. Sire Camedes donne ses ordres pour l'attaque qui s'annonce : il cible en priorité la plus grande des maisons, répartit les rôles de chacun, puis donne la charge. Lorsque les paysans les aperçoivent, la plupart ont le bon réflexe : fuir. L'un d'eux pourtant ne trouve rien de mieux à faire que de se planter en plein milieu du chemin, sa faux à la main. Erreur fatale : Camedes lui tranche la tête d'un coup d'épée.

Une fois dans le hameau, les choses ne se déroulent pas tout à fait comme elles le devraient. En effet, attirés par l'appât de l'or et des paysannes, quatre des hommes de pieds oublient les ordres de leur chef et s'en vont fouiller les maisons. Les chevaliers et le mercenaire Harald, qui a suivi les ordres, arrivent devant le grande demeure. Devant, ils remarquent deux chevaux, l'un d'eux doté d'une selle gravée. Les deux frères, laissant à leur écuyers la garde des chevaux, se ruent à l'intérieur, suivis par Harald. Ils découvrent qu'il ne s'agit pas d'une maison, mais d'un lieu de culte, un temple franc, dont les dieux sont les mêmes que ceux des saxons. Deux hommes en armes sont présents et rapidement ils tirent la hache. Camedes leur propose de se rendre, mais, soit qu'ils ne comprennent pas, soit qu'ils n'y prêtent pas attention, ils se préparent au combat. Alors, Camedes, Ferdur, Harald, foncent dans le tas : Camedes et Harald se chargent de celui qui porte les vêtements les plus riche, laissant Ferdur se débrouiller tout seul.

Sire Ferdur est gravement touché dès le début de son combat, et tombe inconscient. Pendant ce temps, Camedes et Harald ont réglé son compte au second guerrier. Le premier Franc se tourne alors vers Camedes, pour venger son compagnon, et le frappe violemment, mais Harald confirme ses talents à l'épée en l’assommant dans la foulée.

Le combat remporté, les deux combattants encore debout entendent des bruits de coups d'épée au dehors. Les écuyers sont seuls, livrés à eux mêmes. Qui essaye de s'en prendre à eux ? Après avoir rafistolé rapidement le blessé Ferdur, Harald suit Camedes qui va porter secours aux apprentis chevaliers. Stupeur : trois autres guerriers, à cheval ceux là, s'en prennent aux deux jeunes gens. Camedes réagit le premier et abat le cheval d'un premier ennemi. Le deuxième cavalier s'en prend rapidement à lui, puis est rejoint par le cavalier ayant perdu sa monture. Seul contre deux adversaires, dont l'un à cheval, le vaillant chevalier lutte pour sa vie. Pendant ce temps, Harald s'occupe du troisième homme : il tue le cheval, puis le maître. Ensuite, aidé par un écuyer, il se débarrasse du deuxième cavalier.

Pendant ce combat, Ferdur a reprit ses esprits. Son amour pour sa famille lui donne la force de se relever, de se saisir d'une hache et de courir aider son frère et attaquer le dernier survivant. Mais alors qu'Harald se rapproche du combat, le Franc se tourne vers le mercenaire. Manque de chance, il s'empale lui même sur l'épée du saxon, et devient sans doute la victime la plus facile à tuer du brave Harald. Ce même mercenaire, décidément indispensable, soigne les blessures de chacun. Le combat est enfin terminé, il n'y a plus âme qui vive au hameau.

Camedes peut reprendre un peu les choses en main. D'abord, il envoie Ferdur au hameau, charge pour lui de retrouver les piétons qui ont déserté dès le début du raid et de rassembler le maximum de vivres possibles avant le départ. Ensuite, il retourne avec Harald dans le temple et fait apporter quelques soins à l'un des guerriers, qui n'a pas été totalement tué : miséricorde non dénuée d'intérêt, une rançon pouvant être espérée d'un tel combattant. Harald transportant le corps du blessé à l'extérieur, le chevalier peut s'occuper de fouiller le temple à la recherche de butin.

Ferdur revient bientôt, il n'a retrouvé que trois des quatre piétons. Mais, la prise est plutôt bonne. Bilan de l'opération : la plupart des paysans ont fui, quelques uns ont bien tenté de protéger leur femme et leurs filles et sont morts, et toutes les femmes du hameau qui n'ont pas pu fuir ne sont plus là pour raconter ce qu'elles ont subi. Le butin qu'ils ramènent est déjà important mais une fouille systématique des lieux est ordonnée qui permet encore de l'augmenter. Camedes répartit alors quelques richesses : il laisse Harald récupérer tout ce qu'il souhaite sur le corps des quatre guerriers, il fouille lui même le guerrier survivant et blessé et partage les deniers qu'il y trouve entre tous les soldats présents, s'octroie l'un des chevaux et donne le second à Ferdur. Enfin, avant de partir, le nettoyage par le feu est ordonné, tant pour les bâtiments du hameau que pour les champs alentours, tâche qui semble particulièrement divertir le brave Harald.

Chargée de son butin, la troupe se remet en marche. Lorsque le soir tombe, le camp est monté au sommet d'une colline boisée et un tonneau de bière est percé. Pour la nuit, les tours de gardes sont organisés. Tard dans la nuit, Harald et Camedes sont réveillés : les trois soldats, accompagnés d'un écuyer, ont décidé de ne pas gâcher la bière et de finir le tonneau. Totalement pintés, ils ne sont plus capables de tenir leur garde et le chevalier et le mercenaire doivent se farcir un second tour de garde dans la même nuit.

Au matin, le réveil est dur. Gueule de bois pour les uns, gros sommeil pour Ferdur. Des coups pour les premiers, une douche surprise pour le dernier, et un long délai d'attente et la troupe peut enfin repartir. Une journée de marche lente, trop lente, dans la campagne gauloise, journée dont Camedes ne profite pas, sommeillant sur sa monture. Enfin, le soir, ils arrivent tous au camp de l'armée. Les vivres pillés sont remis au stock de l'armée, et Camedes peut faire le compte rendu de sa mission à l'un des chevaliers du prince Madoc. Il est temps de se reposer un peu.

Dans les jours suivants, Camedes et Ferdur s'occupent de rançonner le prisonnier capturé lors du raid. C'est un guerrier pas en très bon état de forme qui est renvoyé ainsi à Bayeux, parmi les siens, enrichissant les bourses des deux frères.

samedi 8 janvier 2011

Hiver 484

La court se tient à Winchester.

Invité particulier

Praetor Syagrius

Badinage
"Je suis obligé de le dire, ça m'inquiète! Attaquer les Francs! Ne pensez vous pas que c'est idiot, et terriblement dangereux? Le Roi Claudas n'a jamais perdu de bataille! Et si les Francs commençaient à nous envahir aussi, comme les Saxons?"
"C'est magnifique d'aider le Praetor Syagrius! Et par Dieu, sa cause est si juste!"
"Le roi va attaquer les Francs! Et bien, je dirais qu'à mon avis, il va y avoir du butin l'année prochaine. J'espère que mon époux me ramènera une de ces rubans qu'ils font là-bas."
""C'est ce qui semblerait en effet, mais le roi ne peut-il pas attaquer Gorlois? Ce duc l'a insulté en ignorant le ban si souvent. Il ne peut pas y avoir tant de raids irlandais sur la côté que ça!"
"Ecoutez, le roi est juste en train d'entraîner les nouveaux chevaliers avec cette attaque, car il y a une nouvelle armée saxonne qui pille là-haut dans le nord. Il aura besoin de vétérans l'année prochaine."

Nouvelles
Madoc
"Le roi a ordonné à l'armée de se rassembler. La moitié se rassemblera dans les ports de Hantonne et Chichester avec des provisions pour une campagne de 40 jours. Ils m'accompagneront en Gaule.
Le roi Uther, qui a des affaires urgentes ici, gardera l'autre moitié en Bretagne.

Brastias
"Le prince Madoc conduira l'armée en Gaule. Le roi Uther, restera avec la moitié des troupes.


Conversation royale
"Pour le bien de Dieu, et de mon bon ami le Praetor Syagrius, nous irons sur le continent et détruirons tout ce qui se mettra sur notre chemin. C'est le moment pour tous les bons chevaliers de venir à l'aide de leur roi et de leur pays."


A Sarum

"Maintenant, nous avons une comtesse. J'espère qu'elle sera fidèle au comte Roderick et qu'elle lui apportera les fils dont il a besoin."
"Enfin, ma chère, il y aura une touche de féminité à Sarum. Cela manquait. A nous les fêtes, les banquets..."
"Pensez-vous, voyons d'abord qui elle choisira comme dames d'atour."