dimanche 14 novembre 2010

Ferdur

Ferdur est né de l'union éphémère d'Ysgraine, serveuse dans une auberge de Figsbury et de Galeger, chevalier soudoier au service de Roderick.
Galeger revenait de campagne et n'avait qu'une envie, profiter du repos du guerrier. Ysgraine, quant à elle, voyait là l'occasion de pouvoir quitter Figsbury et faire sa vie avec cet homme, pas très beau certes, mais en tout cas, pas sans le sou.

Galeger ne sut pas de suite qu'Ysgraine était tombé enceinte suite à cette fameuse nuit. Il était reparti à Sarum, là où il vivait avec son épouse. Ce n'est que lors d'une menace saxonne qu'Ysgraine se présenta à Sarum, un enfant emmailloté dans une couverture de laine. Son seul souhait était de protéger son fils, Ferdur, et le meilleur moyen pour cela était de le mettre à l'abri, dans le château où vivait son père. Celui-ci ne pouvant renier son propre sang, il accepta, étant préoccupé sur le moment à affronter la menace saxonne.



Le temps passa et Ysgraine continuait de vivre à Figsbury, non loin de Sarum. Galeger avait insisté pour que Ferdur vive près de lui dès l'âge de 8 ans, âge supposé idéal pour commencer à apprendre le maniement des armes et les arts de la guerre.

Les trois frères aînés de Camedes et de Ferdur moururent au combat au service du comte. C'est pour honorer le dévouement de la famille que Roderick, Comte de Salisbury, prit comme écuyer le jeune Ferdur.


Ayant longtemps cru qu'il était sans père et sans frères ou soeurs, Ferdur accueillit avec joie l'annonce de tous ces évènemenents,. Il allait connaître, la fratrie, son père, la vie d'écuyer auprès d'une personnes des plus puissantes et des plus influentes du comté voire même de Logres. Rien de mieux ne pouvait lui arriver et il s'était juré de tout mettre en oeuvre pour protéger sa famille et dans une moindre mesure lui même.

Durant son apprentissage, cela lui avait valut nombre de sacrifices, de cruautés mais en contre partie, sa méfiance et son sens de l'analyse s'était accru. Et heureusement car cela contrebalançait l'un de ses défaut, Ferdur étant quelques peu gauche.
C'est d'ailleurs à cause de cela qu'il avait, un soir, parier au jeu un anneau en argent qu'il portait à l'index gauche, étant certain de gagner. Malheureusement pour lui, ce ne fut pas le cas, et l'anneau étant coincé à son doigt, les fripouilles qui l'avait battu le lui coupèrent sans moindre mesure.

Aujourd'hui, le jeune homme aux cheveux déjà blanchissant arpentait les routes du comté, réfléchissant à son avenir qui s'annonçait mouvementé. La menace saxonne était de nouveau présente, oppressante et laisser présager de sombres jours. Et bientôt, il ne faudrait plus compter sur son père Galeger car le temps faisait effet sur le patriarche et ses analyses de situation ou même les discussions quotidiennes en étaient fortement diminués, si ce n'est transformées en un chaos en de rares moments.