dimanche 4 avril 2010

[482] L'aventure de l'oiseau de feu


Remarqué lors de la bataille de Mearcred Creek, Durlant est adoubé par le comte Roderick en ce début juillet 482. Il satisfait à la tradition locale du Saut, mais malheureusement pas à son avantage, échouant à courir et enfourcher son cheval en armes et armure. Le soir est donné un festin pour fêter l'évènement. La soirée se passe et s'achève plutôt bien pour les fils de Galeger, chacun finissant sa soirée en compagnie d'une servante peu farouche.

Au matin, ils sont demandés par le comte, ainsi que le mercenaire saxon Harald. Ils sont chargés par le comte d'aller patrouiller à la frontière sud. Ils se mettent en route, le mercenaire dix mètres devant, les chevaliers le surveillant et les écuyers fermant la marche.
Ils ne tardent pas à rencontrer un curieux convoi: une groupe d'une vingtaine de paysans apeurés escortant un chariot où s'entasse une dizaine d'hommes couverts de bandages sanglants. Un vieillard se détache du groupe et demande asile et protection au groupe de nos héros. Ils disent venir des terres du sire Wilkis où ils ss e sont fait attaquer par une horde de saxons il y a deux jours de cela. Ayant voulu se réfugier au château d'Ebble, place forte de Wilkis, ils n'ont pu le faire car il était en flammes.

Nos héros délibèrent et hésitent. Ils finissent par inviter les paysans à partager leur repas, et s'apprêtent à prendre soin des blessés. Harald va pour soigner un des blessés du chariot quand celui-ci se met à hurler "SCHLAGEN !". Les blessés, ou plutôt les pseudo blessés, sortent en trombe du chariot et se saisissent des armes qu'ils avaient placé sous le chariot tandis que les paysans s'enfuient. Le premier moment de stupeur passé, le combat s'engage et la puissance du mercenaire saxon s'exprime pleinement. A lui seul, il met hors de combat la moitié des adversaires, tandis que les deux frères s'associent et se chargent des autres, malheureusement ils seront gravement touchés par leurs ennemis.

Ils se remettent de leurs émotions. Alors qu'ils repartent en direction de Sarum pour informer le comte de ces nouveaux faits, ils rencontrent un vieil homme qui leur demande leur aide pour retrouver une de ses chèvres qui s'est échappée. Après quelques tergiversions, ils acceptent. Tout du moins, deux d'entre eux. Camedes et Harald gravissent bientôt une colline proche. Ils n'ont pas de mal à distancer le vieil homme qui peine à les suivre. Au sommet de la colline, ils aperçoivent la chèvre qui, à leur arrivée, s'éloigne et s'enfonce dans un bois proche. Harald le Brave s'avance à sa suite. Un bêlement horrible déchire bientôt le silence. Des fourrés sort un géant dont la face porte trois yeux qui s'avance vers Harald le Brave. Courageusement, celui-ci tente de se dissimuler au triple regard mais trop tard celui-ci l'a vu et ne cache pas ses intentions belliqueuses.

Le salut du guerrier se trouve dans la fuite. Le valeureux Camedes le voit bientôt ressortir en courant des bois. Guère de taille pour lutter contre le géant tout seul, il lui emboîte le pas. Tous deux rejoignent Sire Durlant auprès du chariot tandis que le géant les poursuit. Un rapide conseil de guerre se tient. Aux armes! Chacun de se saisir de sa lance, son épée et les chevaliers montent à cheval.

Retranchés derrière le chariot placé sur la route au pied de la colline, celui sert de "piège spécial géant à trois yeux". Celui à terre, il ne reste qu'à nos chevaliers de le charger tandis qu'il peine à se relever. Le saxon n'a plus qu'à l'achever.
Arrive alors le vieil homme qui leur avait demandé de l'aide. Une brume l'entoure. Quand elle se dissipe, ses traits ont changé. Sire Camedes n'a aucun mal à le reconnaître.

"Je suis Merlin. Vous ferez l'affaire, venez avec moi." Il part sans regarder s'ils le suivent. Nos trois héros le suivent jusqu'aux berges d'un lac brumeux.

"Protégez-moi braves chevaliers, pour le salut de votre roi et pour vos vies."

Tandis qu'il s'éloigne vers le lac, un étrange chevalier s'avance et attaque. Celui-ci est d'un vert scintillant et quand les guerriers le blessent c'est de l'eau qui coule de ses blessures. Une fois défait, il semble se dissoudre et finit par disparaître, ne laissant qu'une flaque verte gluante.
Ils aperçoivent alors Merlin, debout dans une petite barque au milieu du lac. Soudain, un bras jaillit du lac tenant une magnifique épée qui scintille. Merlin murmure quelques mots tandis qu'il prend respectueusement l'épée. Le bras disparaît sous l'eau, et la barque de Merlin revient de son propre chef vers la rive. Merlin débarque et le bateau va se perdre dans la brume. Le magicien met l'épée avec précaution sous sa cape.

"Bien joué, chevaliers. La Bretagne vous est redevable. Allons-y maintenant.". Il s'éloigne d'un pas rapide et s'enfonce dans les bois.
Nos amis ne le reverront pas. C'est l'heure du retour à Sarum. Camedes fait trancher la tête du géant qu'il fait mettre dans le chariot. Ils rentrent à Sarum, sans nouvelle rencontre cette fois. Voilà un bien étrange équipage qui entre dans la cour du château: deux chevaliers durement éprouvés, un mercenaire saxon conduisant un chariot où repose une tête de géant, les deux écuyers fermant la marche.

L'heure est au récit des aventures. Le comte, d'abord extrêmement surpris de leur rencontre avec Merlin, les presse de questions. Un banquet pour célébrer les exploits de nos héros est ordonné. Pour l'occasion, Harald est placé avec les chevaliers du comte, ce qui n'est pas vraiment du goût de ceux-ci. Camedes fait présent de la tête du géant au comte Roderick qui loue leur vaillance.